Bijoux et peinture dans une synthèse unique et puissante. L’exposition originale à Trastevere jusqu’au 3 juillet.
Une fusion des langages, une union des couleurs, des techniques parallèles, des expériences sensorielles qui se croisent. Avec beaucoup de couleurs qui unissent bijoux et toiles. En effet, l’exposition Accord/Interazioni, présentée dans les ruelles du Trastevere par la galerie d’art GAP « Modern & Contemporary Art » et organisée par Cecilia Paolini, invite l’observateur à ne pas concentrer son attention sur des œuvres d’art individuelles, mais plutôt à doubler et synthétiser l’expérience.
De bas en haut, le regard rencontre un à un des colliers précieux et des bracelets délicats, avant de poursuivre immédiatement sa course vers des peintures vives et percutantes.
Il s’agit d’une exposition à deux voix, créée par Anna Maria Consoli, orfèvre experte passionnée par l’art sous toutes ses formes, et Leon Akwadal, peintre « artisan » français arrivé à Rome il y a une dizaine d’années.
Rome a été le catalyseur qui a réuni le talent et les âmes d’Anna Maria et Leon. À la fin de l’année 2019, l’idée est née : créer un projet artistique qui donnerait voix à des émotions privées tout en étant une entreprise créative fermement ancrée dans leurs métiers respectifs. D’un côté, il y avait l’orfèvre qui avait atteint un stade dans sa carrière où elle était capable de façonner des matières premières complexes ; de l’autre, il y avait la peintre qui ne signait pas ses œuvres car, dans sa vision personnelle, elle estimait que le sujet, la technique et la surface imprimée étaient les seuls protagonistes d’une expérience perceptive.
Lignes, courbes, traits irréguliers, surfaces lisses et ondulations. Entre impressionnisme et expressionnisme, rationalisme et abstractionnisme, des touches de primitivisme exotique. Un melting-pot de tendances unies, mélangées et interprétées. Projetées dans les yeux de l’observateur avec une touche de folie irrévérencieuse.
L’artisanat devient art, les langages communiquent et se complètent, générant une puissante force évocatrice.
Les espaces intimes de la galerie GAP ajoutent une touche décisive d’intimité à une exposition originale qui a été bien accueillie dès sa première semaine d’ouverture.
