Art gap Français


Accord / Interactions
Bipersonel par Annamaria Consoli et Leon Akwadal
Commissaire Cecilia Paolini


En cette période extraordinaire, qui a imposé œuvre de tempérance à laquelle la distraite réalité a dû s’adapter, le récit est resté, comme souvent, le principal instrument à travers lequel la transformation est tolérable et qui, d’autre part, n’a pas conduit à la folie. Juste pour célébrer le sens de la narration, l’exposition Accord / Interazioni est la merveilleuse histoire de deux artistes, deux pensées, deux façons de créer, c’est-à-dire un homme et une femme, qui se sont rencontrés et ensemble, ont décidé de suivre le chemin complexe de la création un mode de vie plus que multiforme. Annamaria Consoli transforme les métaux et les pierres précieuses en bijoux depuis qu’elle est adolescente une école d’art et une formation adéquate auprès de maitres de l’orfèvrerie complète ça formation classique à une époque où l’assistance des appareils électroniques n’existait pas encore : l’art de l’orfèvrerie demande de la patience, de la lenteur, de la concentration et beaucoup de technique.

 Une discipline de fer lui a permis d’être connue et estimée ; sa profonde connaissance des matériaux l’a amenée à avoir entre les mains des pièces de grande maison difficilement imaginables du grand public, condensés en objets discrets ou non, élégants ou non, riche de matières rare ou non, crées et transformés par ces soins. Mais précisément, cette technique, cette discipline, a longtemps été ressenti par Anna Maria insuffisantes pour combler son besoin de créer.

 Il y a environ trois ans, la peinture vibrante de Leon Akwadal a pénétré les yeux et l’esprit d’Annamaria : la combinaison fluide et audacieuse de couleurs, composée pour tromper la vue dans un mouvement immobile, les toiles travaillées comme des textures irisées, parfois similaires au lin brut, parfois fines comme de la soie, combinées avec ce qui pourrait être une dentelle précieuse, étaient à l’image de cette créativité kaléidoscopique qu’Annamaria recherchait. Le destin où le sort: c’est lors d’une exposition à Artgap qu’Annamaria voit pour la première fois les œuvres de Léon Akwadal et, par conséquent, le peintre la voit pour la première fois. Pour Léon Akwadal, l’intérêt pour Anna Maria a été immédiatement personnel, subjugué par sa personnalité, mais le jeu de la séduction a été freiné par le désir de mieux se connaître, de rendre l’occasion de la rencontre importante. C’est ainsi qu’a commencé un partenariat fait de compréhension, d’amitié, de travail. Ainsi est né le projet Konzo Konzo, qui est l’union de leur créativité respective, le jeu de la mimésis entre la peinture de Léon Akwadal et l’orfèvre Annamaria .

 C’est elle qui a proposé de travailler ensemble sur un projet qui l’aiderait à libérer sa créativité, à renforcer, par l’inventivité, la technique dont elle ressentait l’importance, mais en même temps l’insuffisance ; les résultats de cette recherche sont exposés: six œuvres, chacune, accordées par assonance ou par un équilibre délicat d’interpénétration, parfois jouées au rythme d’un signe qui se répète parfois sur des couleurs et des surfaces juxtaposées par contraste. L’un n’est pas la traduction de l’autre par une technique différente: mais plutôt le signe d’un jeu d’approche progressif, d’une compréhension des moyens techniques utilisés par des artisanats aussi éloignés que la peinture et l’orfèvrerie. Les deux œuvres choisies pour l’affiche de l’événement sont emblématiques: un élément graphique quadrangulaire qui se répète à l’infini sur la toile , de tailles et de nuances variées , emblème d’un ensemble de maisons vues du haut à vol d’oiseau, noyaux de maisons, de favelas, de cités habités tel une gigantesque fourmilière humaine, au centre du pendentif créé par Anna Maria , brille une pierre transparente: symbole de la beauté des gens qui y vive, transparente pour révéler la peau de celle où celui qui la porte se trouvant ainsi le dépositaire de cette humanité, la beauté alors transite et ce trouve à ça juste place, l’humain dans toute ces composantes et non plus le joyau.

 À Artgap à eu lieu leur rencontre, à Artgap reviens légitimement la première exposition de cette expérience de réflexion intellectuelle et de créativité intermédia. L’amitié qui nous lie aux deux se renforce donc à cette occasion: étonnante pour la qualité des œuvres exposées, encore plus précieuse pour l’histoire édifiante de l’amitié, de la recherche de l’autre et du partage qui mène à soi.

 Une de ces histoires qu’il est bon de connaitre, de ces narrations qui marquent le rythme d’une fin d’après-midi de printemps, lorsque vous percevez l’odeur de la vie qui renaît et que les peurs disparaissent comme des ombres dans la canicule, les douleurs font place à la tendresse et les couleurs rappellent que les expériences vécues sont fondamentalement de la même substance que les pierres précieuses.